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L' Effrayant docteur Hijikata

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les avis de Cinemasie

3 critiques: 1.67/5

vos avis

4 critiques: 2.94/5

visiteurnote
ThienAn 4
Mounir 2.75
Bastian Meiresonne 2.5
Pikul 2.5


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

les tabous trop comiques!!!

Il vaut mieux ne pas être impressionné par le titre et le résumé du film qui font penser à "un film d'horreur pur". En marriant l'horreur et l'humour, le metteur en scène réussit bien à nous faire éclater de rires. Le côté théâtral et humouristique l'emporte sur l'authenticité des déformations... Pour moi, ca déchire vraiment le dernier scène de feu d'artifice avec les membres du corps dans le ciel!

17 septembre 2004
par ThienAn


L'île du Dr. Rampo

Tout le principe de "Horrors of malformed men" repose sur un malentendu assez gonflé, dont se joue le réalisateur Ishii Teruo.
Le titre induit irrémédiablement en erreur et le "culte" entourant cet objet filmique (non pas en raison de son caractère "sulfureux", mais parce que les studios de la Toei ne voyaient pas l'intérêt de le ressusciter d'entre ses nombreux films archivés) a su entretenir la légende. Point de "freaks" à l'horizon, mais une fructueuse collaboration avec le danseur de butoh avant-gardiste Tatsumi Hijikata, qui défrayait les chroniques de son époque en présentant une variation particulière des mouvements traditionnels de "butoh" basés sur les gestes désarticulés d'handicapés physiques et mentaux.
"Horrors…" est donc un pur produit de son époque. Inspiré par un récit classique d'Edogawa Rampo ("The strange tale of Panorama Island", récit qui pille ouvertement le classique "Ile du Dr. Moreau", mais aussi des éléments pris de "Ogre of the secluded isle", "The Human Chair" et "Watcher in the attic"), Ishii puise dans les film d'horreur de la Hammer de la même époque et mêle une nouvelle fois la scène japonaise underground de l'époque. "Horrors…" ressemble donc à un trip psyché sous influence de substances illicites, un délire fantasmé par un artiste en marge du système et qui a une nouvelle fois réussi à dynamiter un grand studio (la Toei) de l'intérieur. Plutôt culotté, alors que ces studios luttent pour maintenir les profits des dernières années et qu'ils accordent une confiance quasi aveugle à l'homme, qui leur avait assuré gloire et richesse avec sa série des "Abishiri". Une réputation, qui avait valu à Ishii une entière créativité artistique – dont il a très certainement abusé.
L'horreur ne naît donc pas des situations et des apparitions des créatures monstrueuses sciemment ridicules, mais des états mentaux déstabilisés de tous les protagonistes. Bref, exactement ce qu'Edogawa poursuivait dans chacune de ses nouvelles.
En poussant le vice, on peut même dresser un parallèle entre la mystérieuse île et le Japon lui-même, gouverné par un homme unique (l'empereur) entouré d'une cour de figures pittoresques et qui a lui-même créé ses "monstres" en s'engageant dans la Seconde Guerre Mondiale et héritant des bombes atomiques en réponse, tuant et défigurant une bonne partie de sa population.
Bref, une vraie curiosité, sans aucun doute pas une réussite majeure, mais qu'il faut savoir replacer dans son contexte historique.
L'échec au box-office à sa sortie en octobre 1969 ne permettre pas à Ishii de continuer le cycle de films adaptés de Rampo, qu'il avait pourtant sérieusement envisagé.


27 avril 2008
par Bastian Meiresonne


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